Tout savoir sur la micronutrition

Genèse d’une médecine de santé

Classiquement, la prise en charge médicale est le plus souvent de nature curative. Elle vise des malades ; s’occupe de pathologies ; soulage des symptômes. Une autre approche de la pratique médicale s’articule autour de l’axe préventif. Dans ce type de médecine, la pathologie et les symptômes sont encore absents mais ceci n’exclut pas la présence de prémices morbides cellulaires ou tissulaires. Pour Le docteur Christian Leclerc, les déséquilibres nutritionnels, à fortiori les carences en micronutriments, sont fortement impliqués dans l’émergence de ces prémices. La micronutrition, dont l’objectif est de corriger ces déficits à des stades prémorbides, a donc vu le jour en 1992. La discipline a rapidement pris de l’ampleur et est, depuis 1997, enseignée par l’institut européen de diététique et micronutition.

Les principes de la micronutrition

L’alimentation apporte deux types de nutriments

  • les macronutriments :

Composés organiques de grande taille capables de fournir de l’énergie à l’organisme. Il s’agit des glucides, lipides et protéines.

  • les micronutriments : composés invisibles et microscopiques apportant peu ou pas d’énergie mais dont le corps se sert pour orchestrer des fonctions physiologiques absolument vitales. Ce sont les vitamines (C, B, A …), les minéraux et oligoéléments (fer, phosphore, magnésium, calcium …), les acides aminés, les acides gras etc.

Les besoins en micronutriments sont généralement faibles sauf dans certaines situations : grossesse, allaitement, maladie chronique sévère, tabagisme et alcoolisme. Ceci suggère l’importance de la personnalisation diététique et nutritionnelle. Les rations, supplémentations et variations de régime doivent être minutieusement ajustées aux habitudes de vie, à l’activité physique et à l’état de santé actuel des individus.

Prenant l’exemple de la carence martiale (carence en fer) : A un stade avancé ou morbide, une anémie sera constatée devant une pâleur, des palpitations, une fatigue, des cheveux et ongles cassants etc. Le pari de la micronutrition est de pallier à ce déficit avant l’installation du tableau anémique. Dans un premier temps et dans la majorité des cas, on tentera d’enrichir l’alimentation en apportant du fer. En cas d’insuffisance, chez la femme enceinte ou allaitante par exemple, on aura recours à la supplémentation par les compléments alimentaires.

Qui peut tirer bénéfice de la discipline ?

La consultation en micronutrition s’attarde d’abord sur une enquête alimentaire détaillée visant à dépister les déséquilibres. Si vous vous savez indiscipliné et nonchalant en matière diététique, cet entretien pourrait vous intéresser. Plus sérieusement, les spécialistes recommandent la micronutrition en cas de :

  • Surpoids/obésité : l’objectif sera alors de normaliser le poids et prévenir le syndrome métabolique ainsi que les maladies cardiovasculaires ;
  • Troubles du transit avec douleurs et ballonnements abdominaux ;

vEtats de fatigue, troubles de l’humeur et du sommeil ;

  • Troubles du comportement alimentaire ;
  • Allergie ou intolérance alimentaire ;
  • Ostéoporose, arthrose, maladies dégénératives etc.

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