Burn out Décryptage et solutions

Le burn out est un mot bateau, il recouvre toutes les souffrances professionnelles qui conduisent parfois à une dépression profonde ou encore des réactions plus ou moins violentes. Faisons un décryptage de cette question récurrente du stress au travail…

Le travail : bon ou mauvais pour la santé ?

Vous pensez peut-être que la question n’est pas très pertinente, puisque de toutes les façons il faut travailler pour gagner sa vie. Par ailleurs c’est un fait, la souffrance associée au travail touche plus de 80 % des salariés dans le monde. Ce chiffre est une moyenne qui cache des différences entre des régions ou des sec­teurs où le stress est bien plus présent que dans d’autres. Mais une chose est sûre : le travail, précisément le travail salarié, n’est pas très bon pour la santé dans les conditions économiques actuelles. En effet, à peu près dans toutes les régions du monde la concurrence soutenue que connaissent les entreprises (tous sec­teurs économiques confondus), génère une grande pression sur le travail sala­rié. Chacun sait qu’un licenciement n’est jamais trop loin, et que l’entreprise peut

délocaliser sa production du jour au lendemain. Elle peut le faire même de façon virtuelle, car l’Internet a ouvert des possibilités de travail en réseau que l’humanité n’a jamais connu auparavant.

Ainsi, un salarié moyen se sent toujours sous pression. Il a des objectifs à réaliser, et il sait que son patron peut le remplacer à tout moment par une autre personne qui a besoin de travailler. Le « besoin » de travailler -pour payer son loyer et faire ses courses- est d’ailleurs la question sur laquelle nous allons nous pencher.

Besoin ou plaisir ?

Posons la question d’une façon diffé­rente : si, par chance, votre entreprise vous paye le même salaire mensuel que vous avez actuellement et qu’elle vous demande de vous reposer tranquillement chez vous …autrement dit plus besoin de travailler ! Que feriez-vous ?

Une étude mondiale a été, justement, conduite dans ce sens et les résultats ré­vèlent qu’environ la moitié des personnes voudraient quand même continuer à travailler, même si elles ont l’assurance d’avoir de quoi vivre.

C’est un fait, le travail est à l’origine une « activité » c’est-à-dire l’inverse du repos. Ce n’est pas une souffrance, c’est un exer­cice quotidien, quasi nécessaire, qui per­met à l’Homme de déployer son énergie et de réaliser des choses dans le monde. D’ailleurs, une personne retraitée (ou une personne qui ne travaille pas) n’est jamais inactive, sauf si elle est malade. Toute personne en bonne santé va cher­cher à exercer une ou des activités qui lui permettent de bouger ou de réfléchir, en tout cas produire de la valeur. Théorique­ment, cette production de valeur ou cette réalisation est source de plaisir et d’épa­nouissement personnel. Mais ceci n’est possible que si on dispose d’une certaine marge de manoeuvre pour décider de ses propres horaires de travail, ses propres objectifs, éventuellement avec qui tra­vailler ou ne pas travailler, etc. C’est un peu « Alice au pays des merveilles » pen­sez-vous …impossible d’avoir autant de liberté sauf si on est chef d’entreprise. Et même dans ce cas, les contraintes du marché font que la pression exercée sur l’entrepreneur dépasse parfois le stress subi par le salarié.

Le yoga à votre secours

Le yoga ce n’est pas juste un ensemble de positions et d’exercices physiques. C’est une philosophie globale pour harmo­niser, non seulement le corps et l’esprit, mais d’abord l’énergie créatrice qui se cache en chacun de nous avec l’énergie ou l’intelligence universelle. Une des branches du yoga concerne le mental. Pratiquer le yoga mental permet à chacun d’entre nous d’utiliser son intelligence de façon optimale, entre autres pour la réa­lisation de nos activités professionnelles quotidiennes. Il faut savoir que dans le langage occidental, le mental est un mot valise qui désigne l’activité du cerveau en tant qu’organe.

Il désigne l’intelligence que détient l’Homme et que ne détiennent pas les autres êtres vivants sur cette planète.

Mais dans la philosophie du yoga il y a près de 16 noms différents pour décrire les différentes parties ou fonctions de l’esprit humain.

Les quatre types d’intelligence selon le yoga

De façon sommaire, elles peuvent être ca­tégorisées en quatre grandes catégories :

D’abord ce qu’on appelle l’intellect, et qui a une importance démesurée dans notre civilisation. Ensuite l’identité, qui est une construction mentale qui pilote ce travail de l’intellect. En effet, selon l’identité qui a été construite depuis la petite enfance, chacun de nous a des schémas mentaux préconçus et très rigides.

Il y a aussi l’intelligence du corps, c’est une intelligence qui n’est pas localisée dans le cerveau mais dans l’ensemble du corps. La science moderne parle de mémoire des cellules. Et c’est ainsi que la même banane consommée par vous ou moi, se transforme en un être hu­main… si consommée par une vache elle devient vache, et si consommée par un oiseau devient oiseau. Une intelligence qui parcourt notre corps est capable de transformer une banane en un être hu­main, mais nous sommes inconscients de ce type d’intelligence.

Il y’a enfin  » l’intelligence pure », autre­ment dit cette capacité que nous avons de comprendre les phénomènes autour de nous. Certaines personnes par­viennent à comprendre des choses sans faire un grand effort intellectuel. C’est ce qu’on appelle l’intuition, une cer­taine facilité qu’ont ces personnes dans leur travail. On dit qu’elles sont douées… Elles vivent dans la facilité et elles ne connaissent pratiquement pas de stress.

Pratiquer le yoga du mental revient, d’abord, à prendre conscience des dif­férentes composantes de son propre esprit. Le stress au travail n’est qu’un indicateur d’un dysfonctionnement de la machine. C’est le voyant rouge qui s’allume quand il y a un problème quel­conque ; la machine ne fonctionne pas de façon optimale, pas tel qu’elle a été conçue pour le faire.

Pour sortir durablement du stress que vous vivez au travail il vous faut mini­miser l’énergie que vous déployez dans la catégorie intellect. Egalement dans la catégorie identité ou celle de la mé­moire du corps, il vous faut déployer plus d’énergie dans la catégorie « intel­ligence pure». Ainsi, progressivement, vous allez avoir une facilité extraordi­naire dans l’exercice de vos activités et tâches quotidiennes. D’ailleurs, il se peut que l’intelligence pure que vous avez ne corresponde pas tout à fait au type de travail que vous faites. Il vous faut donc mieux comprendre qui vous êtes, ce pourquoi vous êtes naturel­lement doué, et prendre la décision d’exercer une activité professionnelle qui vous permette de déployer votre in­telligence de façon optimale. Ce n’est, ni plus ni moins, le secret de la réussite de ces personnes aux « succes stories » par­tagées partout sur les réseaux sociaux. Ces personnes travaillent mais n’ont pas l’impression de travailler. En réalité, elles exercent tout simplement l’activité qui leur donne le plus de bonheur.

A vous de trouver l’activité qui vous convient, à vous de prendre confiance en vous-même pour changer de vie peu à peu. Quand vous travaillez dans ce que vous aimez, les objectifs qu’on vous fixe ou les réactions de vos collè­gues au bureau auront très peu d’inci­dence sur vous. Le burn-out est sou­vent l’occasion de changer de vie. Ne ratez pas cette occasion.

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