Un été sans piqûres !

Un été sans piqûres !

Un été sans piqûres !

L’arrivée des beaux jours annonce également celle des insectes nuisibles, qui semblent éprouver un malin plaisir à nous gâcher les bons moments de détente à l’air libre et de sommeil. Voici quelques conseils pour éviter les piqûres et les traiter.

Quels insectes nous piquent, et pourquoi le font-ils ?

Certains insectes nous piquent pour se procurer de la nourriture, tandis que d’autres ne s’attaquent à nous que parce qu’ils se sentent menacés.
Pacifiques la plupart du temps, les hyménoptères, c’est-à-dire les guêpes et les abeilles, passent parfois à l’offensive sous des conditions bien particulières, notamment quand notre présence est perçue comme une menace ou quand ils sont énervés par nos gesticulations.
Les abeilles et les guêpes sont irrésistiblement attirées par les parfums (en raison des extraits de fleurs qu’ils contiennent) et par les sucreries. C’est pour cela que les pique-niques et les repas dans le jardin donnent parfois lieu à de mauvaises rencontres.
De leur côté, les moustiques ciblent délibérément et précisément notre peau, ou plutôt ce qu’elle cache ; ce sont les nutriments contenus dans notre sang qui l’intéressent. Et là, ce sont nos siestes et nos nuits qui s’en voient perturbées.
Les tiques aussi piquent pour s’alimenter. On les retrouve fréquemment dans les zones à végétation basse (arbustes, buissons, herbes…). Affectionnant nos animaux domestiques, ils n’hésitent pas non plus à goûter du sang humain dès que l’occasion s’en présente.
Outre les insectes, d’autres êtres vivants, d’origine végétale cette fois-ci, sont sources d’irritations, à savoir les orties. Ce sont surtout les enfants qui sont les plus sensibles à leur contact.

Dans la grande majorité des cas, les piqûres de moustiques n’ont que des conséquences minimes, qui restent toutefois désagréables. Elles se limitent alors à de vives et constantes démangeaisons et des petites rougeurs.
Les personnes sujettes aux allergies doivent quant à elles se méfier. Les réactions peuvent en effet être bien plus prononcées, allant jusqu’à nécessiter l’intervention d’un médecin ; il arrive que des piqûres entrainent des difficultés respiratoires, des œdèmes, de grosses inflammations ou des fièvres. On est estime que les gens allergiques représentent environ 3% de la population.
Les piqûres d’abeilles et de guêpes sont plus douloureuses que celles des moustiques. Néanmoins, à moins d’y être allergique, elles finissent par se résorber et ne présentent que très rarement un danger pour notre santé.
En outre, les moustiques et les tiques sont des vecteurs de maladies et de virus. Dans certaines régions du globe, les infections qu’ils transmettent peuvent s’avérer sévères : paludisme, méningites à tiques, borréliose, etc.

Comment soigner la piqûre ?

La nature des soins va dépendre du type d’insecte et de la réaction provoquée.
Les piqûres de moustiques sont les plus simples à traiter, puisqu’en général, elles n’amènent qu’à agir pour désinfecter et stopper les démangeaisons. Pour cela, on peut utiliser une crème apaisante ou anti-inflammatoire, que l’on trouve en vente libre dans les pharmacies. Autre solution plus naturelle, on peut appliquer un peu de vinaigre ou de citron sur la piqûre. Le vinaigre et le citron étant acides, ils ont des propriétés antiseptiques non négligeables.
Lorsque l’on se fait piquer par une abeille ou une guêpe, il faut d’abord retirer le dard à l’aide d’une pince. On peut ensuite désinfecter avec de l’alcool à 70%, une crème ou un gel à base de dexpanthénol. Une fois nettoyée, il s’agit d’apaiser la zone piquée au moyen d’une crème antihistaminique, puis de traiter la douleur avec de la glace ou des compresses froides.
Le principe est le même en cas de piqûre par un tique. On ne parle plus alors de dard, mais de rostre, cet organe avec lequel l’insecte s’accroche à la peau et pompe le sang. Autre nuance concernant le tique, il est important de l’ « endormir » avec une petite compresse imbibée d’éther : ainsi, le tique ne pourra pas déposer d’éventuelles bactéries.
Pour les piqûres les plus graves aux manifestations inquiétantes, il ne faut pas hésiter à se rendre aux urgences.

Mieux vaut prévenir que guérir

Un adage qui trouve ici tout son sens.
Quelques petites dispositions permettent d’empêcher les insectes de nous tourner autour et de nous piquer.
En premier lieu, il faut éviter tout ce qui est susceptible d’attirer ces intrus. Le soir, les moustiques se dirigent à tous les coups vers les sources lumineuses. Il faut donc éteindre toutes les lumières avant de s’endormir, et surtout fermer portes et fenêtres.
Friandes d’aliments sucrés, les abeilles et les guêpes ne mettent pas bien longtemps à se présenter lors d’un déjeuner en plein air. Confitures, compotes et autres douceurs aiguisent la convoitise des hyménoptères, qui sont également trompés par nos parfums, croyant se laisser guider par les arômes de fleurs à butiner. Il est donc recommandé de réduire les quantités de sucreries à table, de bien les couvrir, et de ne pas avoir la main lourde sur le parfum.
Eviter de se faire piquer, cela passe aussi par une couverture maximale du corps, même si ce n’est pas toujours confortable en été. On préférera les chemises à manches longues et les pantalons à la formule t-shirt et short. Trop fins, les tissus tels que les mousselines et les voiles de coton ne sont que de piètres barrages face aux piqûres.
L’approche la plus courante est celle qui consiste à laisser les nuisibles à distance. Les moustiquaires accrochées aux fenêtres ou autour du lit empêcheront toute intrusion. On peut également éloigner les moustiques en utilisant un répulsif. C’est un produit destiné à repousser les insectes volants, grâce à sa composition à base de DEET (diéthyltoluamide) et d’alcool. Disponibles en formats sprays, gels ou lotions, les répulsifs déposent un film sur la peau non couverte par les vêtements. Toutefois, ils sont à proscrire pour les enfants de moins de deux ans.
Avec les insecticides, les répulsifs peuvent présenter une certaine toxicité. Il est donc préférable d’opter pour  des solutions naturelles, qui sont tout aussi efficaces.
Quelques variétés de plantes, à l’image de la citronnelle, du thym, du géranium et du basilic, ont le don d’éloigner les moustiques. Placées ça et là dans des pots, utilisées en huiles essentielles ou vaporisées, elles dissuadent les insectes les plus déterminés. Les bougies et les serpentins à allumer que l’on trouve aisément dans le commerce exploitent ce principe.
Alors, pour profiter de l’été en toute quiétude, pourquoi de ne pas se préparer une petite trousse ? On y disposerait tout le nécessaire pour prévenir et soigner les piqûres : des flacons d’huiles essentielles, un produit antiseptique, une crème anti-démangeaison, un anti-inflammatoire, une bombe réfrigérante, une petite pince, une paire de ciseaux, un thermomètre, de l’aspirine, des compresses et des pansements.

 

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