Mal de dos : zoom sur la chiropraxie

La chiropraxie ne soigne pas que le mal de dos. Elle est très utile pour soigner un grand nombre de douleurs pour lesquelles il n’y a pas de diagnostic clair, pas de problème organique. Zoom sur une médecine naturelle très efficace et non invasive.

Le mal de dos, mal du siècle

Le mal de dos, simple en apparence, est une pathologie complexe. Elle peut être liée à des problèmes organiques réels et clairement diagnostiqués, mais ce n’est pas toujours le cas. Il faut savoir que le dos et la colonne vertébrale font un travail colossal au quotidien pour nous tenir en équilibre (contre la loi de la gravité !). Les muscles, les tendons et les ligaments font un merveilleux travail de coordination pour nous donner la souplesse que nous avons. Mais pour les garder en bon état, il faut les utiliser régulièrement, il faut bouger !

Quelle est l’origine des maux de dos ?

Le mal de dos peut avoir plusieurs origines. Le diagnostic est un des plus complexes qui soient. Ceci sans comp­ter le facteur stress qui entre en ligne de compte pour rendre le diagnostic encore plus complexe. En effet, avant un challenge professionnel, un examen ou une source de tension quelconque, un mal de dos intense peut se déclarer et disparaître ensuite de lui-même aussitôt la contrainte psychologique levée. Mais observons à présent les causes organiques…

Les dysfonctions des vertèbres dor­sales et cervicales sont régulièrement associées à des douleurs dans le haut du dos, au niveau des épaules ou en­core à des maux de têtes. Elles peuvent aussi être l’origine de douleurs dans la poitrine. Une fois un problème cardiaque écarté par l’ectro-cardio­gramme, on peut rechercher la source du mal au niveau de ces vertèbres. Tous ces dysfonctionnements se tra­duisent par des douleurs ou une limi­tation du mouvement.

Il y a aussi les douleurs dites pseudo-viscérales, ressenties au niveau abdo­minal, urologique ou gynécologique, et qui peuvent être associées aux vertèbres lom­baires. Ces douleurs d’origine rachidienne sont à l’origine de nombreuses – et parfois lourdes – investigations diagnostiques et peuvent conduire à une prise en charge médicale inadaptée.

Quel est le rôle du chiropracteur ?

Devenue médecine manuelle de référence pour les soins du dos et des articulations, la chiropraxie a pour objet la détection, le traitement et la prévention des dys­fonctionnements du squelette et de ses conséquences, notamment au niveau de la colonne vertébrale et des membres. Cette médecine douce se fonde sur une conception globale du fonctionnement de l’organisme et des relations existant entre la colonne vertébrale, le système nerveux et certains troubles de la santé. Elle prend ainsi en compte les facultés de récupéra­tion du corps humain. Elle repose principa­lement sur les actes de manipulation verté­brale, de manoeuvre d’ajustement vertébral et de mobilisation des articulations.  Après avoir procédé aux examens permet­tant d’écarter toute pathologie de l’organe au niveau duquel est ressentie la douleur, le chiropracteur est en capacité d’identifier les dysfonctions vertébrales susceptibles d’être à l’origine des douleurs référées et de proposer une prise une charge chiro­pratique adaptée.

Est-ce vraiment efficace ?

Oui, c’est efficace. C’est une réponse natu­relle, non-médicamenteuse, préventive autant que curative.

Une étude récemment parue dans la revue BMC Geriatrics porte sur 131 personnes âgées souffrant de lombalgie chronique ou aiguë. Les participants ont été répartis en trois groupes : soins médicaux exclusifs, soins médicaux et soins chiropratiques non coordonnés, soins médicaux et chiro­pratiques coordonnés. Les résultats ont été prioritairement analysés au regard de l’intensité de la douleur, sur une échelle d’évaluation numérique, d’une part. Et d’autre part, en termes de mobilité et de motricité, grâce à un questionnaire forma­lisé (Roland-Morris Disability Question­naire). Les résultats sont sans appel : les patients bénéficiant d’un traitement chiro­pratique rapportaient une amélioration de leur condition de santé et de leur qualité de vie supérieure aux patients recevant les seuls soins médicaux.

 

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