Hyperactivité vésicale

Hyperactivité vésicale

Hyperactivité vésicale

Plutôt que de parler d’une maladie, il s’agit de désagréments quotidiens. Les personnes qui souffrent d’hyperactivité vésicale ont toujours besoin d’aller aux toilettes, des besoins pressants et intempestifs, assez handicapants en journée, mais la nuit aussi. Le sommeil est très interrompu. Qu’est ce que l’hyperactivité vésical ? Comment elle survient ? Et quels remèdes naturels ?

Qu’est ce que l’hyperactivité vésicale ?

L’urine, produite par les reins, est acheminée vers la vessie par les uretères. La vessie est donc ce réservoir qui va évacuer l’urine par mictions. Un muscle permet de gérer cela, c’est le  sphincter: c’est lui qui permet de fermer le réservoir entre deux mictions, autrement l’urine va s’écouler dans l’urètre : tube d’environ 3 cm et permettant d’évacuer l’urine contenue dans la vessie. La paroi interne de la vessie (ou paroi vésicale) est faite de ce muscle qu’on appelle « détrusor », muscle dont les fibres convergent vers l’urètre, et qui traduit le degré de pression à l’intérieur de la vessie. L’hyperactivité vésicale est donc la contraction anarchique des muscles qui régulent le mécanisme de la continence, ce qui se traduit par cette envie pressante que l’on a d’aller aux toilettes, à plusieurs reprises, avec des mictions souvent très faibles. Car il faut savoir que la vessie peut contenir jusqu’à un demi litre d’urine…

Comment survient l’hyperactivité vésicale ?

C’est en général avec l’âge que survient l’hyperactivité vésicale, une des causes majeures est en effet la réduction de production hormonale (œstrogènes). Cela cause une baisse de l’efficacité du sphincter de l’urètre et de la musculature du périnée, de même que la souplesse du muscle de la vessie. C’est ainsi que le moindre contact d’avec ce muscle provoque des contractions : on a envie d’aller aux toilettes.
Les facteurs de risque ne se limitent pas à l’âge, on peut souffrir d’hyperactivité vésicale très jeune, si l’on a un mauvais rythme de vie, très sédentaire et où les muscles du périnée et de la vessie sont complètement relâchés. Si l’on mange mal également, avec notamment quantité de sodas ou d’aliments irritants pour la vessie (exemples : le café, les plats trop épicés). Si l’on est constipé aussi on risque de favoriser une hyperactivité de la vessie. Enfin, des causes pathologiques peuvent être en cause : cystite, infection vaginale, calcul dans la vessie ou même tumeur vésicale. Des antécédents chirurgicaux aussi, mais ces causes restent peu fréquentes devant les causes liées à la mauvaise alimentation et au mauvais rythme de vie en général.

Cause neurologique

A peine en buvant un verre d’eau le besoin de vider sa vessie se présente ? Une vessie hyperactive, cela peut avoir des origines neurologiques. Il est en effet confirmé que l’angoisse est un facteur de risque de l’hyperactivité vésicale. Il faut savoir que c’est le système nerveux central (cerveau et moelle épinière) qui coordonne et pilote le mécanisme de la continence. Du moment qu’il y a dérégulation de ce système, le besoin d’uriner ne traduit plus vraiment la pression à l’intérieur de la vessie. Autrement dit, même avec une très petite quantité d’urine le besoin d’uriner est pressant. Les contractions vésicales sont anarchiques.

Solutions naturelles

La première solution, la plus efficace et le plus naturelle est le sport. Avoir une activité physique régulière permet d’entretenir les muscles du périnée et de la vessie. Une solution très simple est de faire une vingtaine de minutes de marche à pied tous les jours, la marche est très bénéfique pour ces muscles. La natation aussi. Le deuxième conseil est celui de la -nécessaire- gestion émotionnelle. Tant que la personne est angoissée, stressée ou sous tension, des troubles surviendront au niveau du mécanisme de la continence. Il est donc indispensable de revoir son mode de vie, son alimentation ainsi que sa vie émotionnelle de façon générale, pour venir à bout de ce problème de vessie hyperactive. Petit conseil enfin, essayez d’éduquer votre vessie, en n’allant pas systématiquement aux toilettes au premier besoin ressenti, car cela renforce le relâchement musculaire. Essayez donc d’uriner plus et moins souvent.

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