Le Slow-Food : la nouvelle tendance culinaire

Le Slow-Food : la nouvelle tendance culinaire

Le Slow-Food : la nouvelle tendance culinaire

Carlos Petrini est le fondateur du mouvement ‘Slow Food’, créé en riposte à la tendance ‘Fast Food’. Le Slow Food fait redécouvrir les plaisirs de la table, invite à renouer avec les traditions, permet le partage de découvertes culinaires et se réapproprie la convivialité d’un repas pris entre amis ou en famille. Le Slow Food permet d’apprendre à déguster ce que l’on mange.

Politique de l’escargot

Le mouvement Slow Food assure que dans notre société, les aliments bio auront toujours une place prioritaire et qu’il est très important de prendre le temps de choisir ses aliments, de prendre du plaisir à bien les préparer et de les savourer en groupe. Des activités conviviales sont mises en place, sur la découverte des saveurs locales et sur le savoir-faire des producteurs artisanaux.

Contrer le phénomène Fast Food

Le concept du Fast Food a standardisé les goûts où la vitesse a remplacé le plaisir de manger. Carlo Petri a précisé que « l’art de vivre consiste à apprendre comment dédier du temps à chaque chose et qu’il est inutile de forcer les rythmes de notre existence ». Le Slow Food fait redécouvrir le fait que les variations apportées aux aliments ne sont pas dues à l’ajout de substances aromatiques mais que la diversité des goûts est apportée par la biodiversité naturelle des aliments.

1 000 adhérents en France

Ce mouvement a pris sa source en Italie, pays de la fine gastronomie, et est devenu une organisation internationale dès 1989. Il compte 100 000 adeptes de par le monde, répartis dans 150 pays, mais son siège social est resté dans la ville de Bra dans le Piedmont italien. Chacune des 1 500 unités mondiales est appelée convivium, nom à l’origine du mot convivialité qui signifie ‘vivre ensemble’. Le Slow Food n’est pas l’enseignement de l’art de cuisiner mais traite plutôt des aspects théoriques de la gastronomie. Plusieurs facettes de l’alimentation y sont prises en compte, comme l’écologie, l’agroéconomie, la politique alimentaire, la géographie de la nourriture, l’anthropologie, etc. Il est important de ne pas laisser disparaitre certains aliments et de ne pas laisser leur saveur tomber dans l’oubli.

Mouvement citoyen

Chaque ‘convivium’ organise des ateliers de dégustation, des visites de fermes bio, des repas préparés et dégustés en groupe afin de pérenniser le sens du goût et la valeur donnée à une alimentation saine. Les adeptes du Slow Food font partager au public le plaisir d’une nourriture de qualité en expliquant l’origine des aliments et l’histoire socio-historique de leur production. L’éveil du goût passe par la connaissance des producteurs d’aliments bio du monde entier. La connaissance de la diversité des cultures alimentaires peut être une des solutions apportées aux problèmes de malnutrition mondiale.

Des actions pour se faire connaître

Pour se développer, le mouvement Slow Food organise des évènements publics : Le plus important est la « Foire Internationale du Goût » qui se déroule tous les deux ans à Turin en Italie et qui vise à faire connaître les bons aliments et la bonne façon de les cuisiner. De grands chefs cuisiniers, venus du monde entier acceptent d’y partager un peu de leurs secrets. D’autres activités ont pour but d’assurer la sauvegarde du patrimoine agroalimentaire et de propager les traditions culinaires mondiales. Une initiative dénommée « l’Arche du goût » répertorie et protège les variétés alimentaires menacées de disparition à cause d’une importante production industrielle. Un « Prix Slow Food », en argent, encourage les efforts des personnes participants à la sauvegarde de la biodiversité.

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