Souriez, respirez

Souriez, respirez

Souriez, respirez

Saviez-vous que la respiration était l’un des antistress naturels les plus puissants, qu’elle était capable d’améliorer la digestion ou encore qu’elle participait à la qualité du sommeil ? Ce n’est là qu’un bref aperçu de tout ce qu’inspirer et expirer pouvaient nous apporter comme bienfaits. Nous avons tendance à l’ignorer avec le temps qui passe, alors que s’y mettre de manière consciente et travaillée, ne serait-ce que quelques minutes par jour, aurait tant de répercussions positives sur notre organisme.

Fonction vitale par excellence, la respiration se fait de manière machinale et inconsciente. Et heureusement qu’il en est ainsi ; imaginez ce qui se passerait si elle dépendait uniquement de notre volonté et qu’on en venait à « oublier » de respirer. La nature est bien faite. Cependant, cette action est tellement détachée de notre conscience que l’on finit par l’occulter, et surtout par ne pas lui attribuer la qualité qui devrait être la sienne. A cause du stress, des évènements et du rythme endiablé de notre quotidien, nous respirons trop brièvement et pas assez intensément. Il nous faut donc réapprendre à inhaler et exhaler l’air de façon à redonner à la respiration toute sa valeur, et ainsi en tirer tous les bénéfices.

Inspirer et expirer… la respiration, c’est bien plus que ça

La respiration nous accompagne toute notre vie durant. Lorsque nous venons au monde, notre tout premier cri marque le tout début de la « carrière » de nos poumons. Quand on s’en va, nous poussons notre dernier souffle.
Mis à part les moments d’efforts physiques intenses, pendant lesquels nous nous concentrons un peu plus sur notre activité pulmonaire, nous ne nous rendons pas vraiment compte des nos mouvements respiratoires en temps normal. Le travail des poumons est inconscient, c’est ce qui nous garde d’ailleurs en vie.
C’est justement cette occultation que l’on cherche aujourd’hui (et depuis des millénaires chez les sages asiatiques) à réduire, le temps de quelques exercices quotidiens visant à mieux respirer. C’est que bien respirer, cela se répercute favorablement sur tout notre corps, et pas seulement sur nos poumons.
Des séries d’inspirations et d’expirations profondes et intenses ont notamment pour effet de pousser le système nerveux parasympathique à freiner les sécrétions de cortisol et d’adrénaline, substances de l’anxiété et du stress.
Une respiration consciente et travaillée bénéficie à d’autres organes (intestins, foie, etc.). Ces derniers sont effectivement massés par les mouvements du diaphragme lorsque l’on s’adonne à la respiration abdominale. Celle-ci consiste à emmagasiner et rejeter l’air non seulement en activant la partie supérieure de nos poumons (ce que l’on fait d’habitude et de manière involontaire), mais aussi en nous servant de la région du ventre en le pressant très légèrement d’une main. A terme, la digestion s’en trouve nettement facilitée.
En outre, une bonne respiration entraîne une diminution de la production d’acide lactique, connu lui aussi pour ses liens étroits avec les états anxieux.
Il suffit de se rappeler par exemple que l’on pousse un ouf (au sens propre) de soulagement après une grosse frayeur, comme si l’on était en apnée durant une situation difficile, pour se rendre compte du rôle de la respiration sur nos nerfs et nos émotions. Quand on est en proie au stress, les mouvements respiratoires sont courts, rapides et rapprochés. Si l’on prend le temps de les amplifier, on sent très vite la différence ; le corps se défait des tensions et les cellules du cerveau étant bien oxygénées, il nous est alors possible d’être plus lucides, de mieux réagir face aux difficultés.
Tout cela, les Chinois et les Indiens anciens l’ont compris depuis belle lurette. Ce n’est pas pour rien que le Qi-Gong, le Tai-chi et le yoga, entre autres, font de la respiration une composante d’une extrême importance dans leur pratique, le premier pas vers la méditation et le principal outil d’harmonisation de notre énergie vitale.

Respirer façon zen

La respiration zen se base sur les grandes lignes de la respiration abdominale. Autrement dit, celles et ceux qui la pratiquent cherchent à solliciter au maximum la zone ventrale afin d’amener le diaphragme à entrer en action.
Ici, on doit expirer le plus lentement possible, le plus profondément et le plus doucement, jusqu’à ressentir une sorte de saturation au niveau de la région abdominale, juste au dessous du nombril. Il en résulte une petite pression du diaphragme sur tout le système digestif, en particulier sur les intestins.
Après cela, on inspire l’air intensément mais moins lentement que pour l’expiration.

La respiration par alternance des narines

La respiration alternée est simple à mettre en œuvre mais elle nécessite un peu de temps pour être complètement maîtrisée. Elle est dite alternée car l’on inspire et expire à chaque fois avec une seule des deux narines, chacune à son tour.
Tout d’abord, on bouche la narine gauche pour absorber de l’air par l’orifice droit pendant trois secondes, puis on retient son souffle six secondes. On bouche par la suite la narine droite (toujours en retenant son souffle). L’expiration, qui doit également durer six secondes, s’effectue cette fois-ci par la narine gauche. On change ensuite de narine : commencer par boucher la narine droite, etc.
Les mouvements, qui sont à répéter une dizaine de fois, sont hérités du yoga. Ils servent d’ailleurs à préparer à la méditation.

La respiration intégrale

Les bras ont aussi leur rôle à jouer. La respiration complète fait appel à eux dans des gestes d’une grande amplitude.
En position de départ assise ou debout, tout le corps bien relâché, on place les mains sous le nombril, les paumes tournées vers le haut. Tout au long de l’inspiration, qui doit être lente, on écarte les bras et on les lève (en amplifiant le geste) en gardant les paumes l’une contre l’autre. On expire en faisant exactement le chemin inverse. Cette technique vient aussi du yoga.

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