Entretenir une pelouse 100% naturelle

Pelouse et écologie sont-ils compatibles ? Oui, à condition de respecter quelques règles de base.

Quand on a un peu d’espace dans son jardin, y mettre en place une pelouse est une bonne idée, car une fois prête et bien verte, c’est un véritable plaisir pour les yeux et un bonheur de s’y assoir en famille, quand la météo le permet. Le gazon demande néanmoins de l’entretien pour présenter un bel aspect. S’en occuper sans affecter l’environnement

et la santé, c’est tout à fait possible.

Calendrier des travaux d’entretien de la pelouse : respecter les rythmes de la nature

Entretenir son gazon naturellement, c’est, en premier lieu, respecter le rythme de la nature et donc suivre un calendrier précis dans la mise en oeuvre des travaux.

La première action à mener dans l’année consiste à éliminer les mousses à partir du mois de février et jusqu’à la fin mars.

L’étape suivante consiste à scarifier la pelouse, d’abord en mars et en avril, soit au tout début du printemps, puis à l’automne en septembre et en octobre.

Le travail le plus régulier est la tonte. Elle s’effectue du mois de février à celui de novembre, en procédant 2 fois (tous les 15 jours) en mars, juillet, août, septembre, octobre et novembre, et 4 fois (une fois par semaine) d’avril à juin.

On ressème d’avril à mai et d’août à septembre, et on fertilise en deux temps : en avril et en septembre. Le désherbage se fait, quant à lui, à la même période que l’application du fertilisant.

Enfin, on veillera à arroser du printemps à la fin de l’été, soit de mai/juin à septembre. Ensuite, normalement, Dame Nature se chargera elle-même de l’arrosage.

Tondre et scarifier la pelouse

Une tonte trop courte est déconseillée, car elle rend la pelouse moins résistante face à la sécheresse, les mousses et les adventices. Hormis la première tonte printanière intervenant en avril et la dernière de l’automne (en novembre), où l’on peut raccourcir les graminées à 5 cm, il est recommandé de tondre à 7,5 cm minimum le restant de l’année.

On conseille, par ailleurs, de ne pas ramasser tous les déchets de coupe du gazon, car ces derniers deviennent aussi des sources de nutriment pour le sol lorsqu’ils se décomposent.

L’usage du scarificateur est tout aussi important, car c’est grâce à ce procédé que la pelouse est débarrassée des parties mortes et que des petits sillons sont créés, facilitant la pénétration de l’eau et des éléments nutritifs. Scarifier revient donc à assurer l’aération du sol pour qu’il puisse absorber plus facilement tout ce dont il a besoin pour le développement du gazon.

L’arrosage : irriguer la pelouse tout en préservant les ressources naturelles

Pour être belle et en bonne santé, la pelouse a besoin d’apports suffisants en eau. Autrement, elle jaunit, brunit et entre en phase de dormance. Autrement dit, seules les racines restent vivantes, en attendant d’être irriguées de nouveau, alors que les parties aériennes (feuilles et tiges) dépérissent.

Comme mentionné dans le calendrier, on commence généralement l’arrosage vers le mois de mai ou juin, en fonction des pluies observées les mois précédents.

L’arrosage doit être effectué lentement et délicatement (fines gouttelettes) pour que l’eau soit bien répartie et pénètre parfaitement le sol.

Dans l’idéal, l’arrosage est à faire le matin ou en début de soirée, surtout lorsqu’il fait chaud. Le risque, sinon, est qu’une grande partie de l’eau s’évapore.

Il faut toutefois se rappeler que l’eau est une ressource rare et précieuse. Economiser ce bien naturel est aujourd’hui une nécessité. Récupérer l’eau de pluie pour couvrir une partie de notre consommation domestique, l’arrosage du gazon en l’occurrence, permet non seulement de réaliser d’importantes économies, puisque les factures d’eau sont ainsi considérablement allégées, mais cela offre en plus une alternative écologique aux puits, qui puisent directement dans la nappe phréatique, et aux circuits de distribution d’eau classiques.

En recyclant de grandes quantités d’eau tombées du ciel, c’est un important réservoir d’eau utilisable ultérieurement qui se constitue au gré des orages, et donc autant de litres de cette ressource qui ne seront pas puisés dans les sols. Ceux-ci sont déjà rudement mis à contribution et subissent en plus les effets de la pollution de plein fouet.

Aussi, on épargne à notre environnement les méfaits des produits chimiques employés pour désinfecter et assainir l’eau dans les circuits de distribution. Même si la plupart d’entre eux sont censés ne pas avoir de conséquences sur notre santé (en principe), ils représentent malgré tout un certain danger pour la nature.

Donc, pour disposer de stocks d’eau de pluie, on peut utiliser des récupérateurs, qui sont sous forme de cuve ou de jarre. Ces citernes peuvent être hors-sol ou enterrées. Le principe du récupérateur est le suivant : l’eau de pluie glisse le long du toit vers les gouttières, à travers lesquelles elle descend en direction de la cuve en étant filtrée une première fois. Du contenant de récupération, elle est pompée et filtrée de nouveau, puis distribuée au système d’arrosage qui y est raccordé.

Fertiliser le gazon sans substances chimiques

Pour fertiliser le gazon, la meilleure option reste le compost. Nourrir et entretenir une pelouse naturelle et écologique ne peut évidemment pas se faire en recourant à des fertilisants de synthèse qui, même s’ils promettent monts et merveilles en termes de performances à court et moyen termes, ils demeurent dangereux à la fois pour notre santé, celle des êtres vivants et les sols.

Le compostage permet d’obtenir un fertilisant 100 % naturel et permet, en plus, de réutiliser des déchets qui auraient fini dans les poubelles et les décharges autrement.

Le compost nourrit le sol et l’enrichit, en même temps qu’il participe à la protection des végétaux et limite l’évaporation de l’eau. Par ailleurs, il contribue à équilibrer le pH et à améliorer la structure du sol.

En règle générale, un bon compost est un compost se présentant avec une couleur la plus foncée possible et une texture terreuse. Il doit être dénué de mauvaises herbes et ne doit pas être mélangé à une trop grande quantité de terre noire, ni de tourbe, car leur décomposition est beaucoup trop lente.

Avant d’épandre le compost sur la pelouse à entretenir, il est vivement recommandé d’aérer la surface à traiter. Une fois ce travail fait, on peut appliquer une fine couche de compost (un demi-centimètre environ), puis on l’étend en utilisant un râteau à feuille. Cette étape permet d’optimiser la pénétration du compost et donc d’améliorer les apports en nutriments en profondeur.

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